• nl
  • fr
  • en
  • Appel à projets Pinksteren SteampunkAppel à participants - Saint-Gilles Day 2018Jules Verne & le labyrinthe fantastiqueGolf TerrorGalerie éphémère du trollSpectacle pour enfants "Même pas peurArchives
    Daniel Bastié : Jean Rollin et ses vampires cinématographiques
     Daniel Bastié : Jean Rollin et ses vampires cinématographiques

    Il est pour le moins contradictoire de voir nos plus éminents critiques de cinéma déplorer la pauvreté du cinéma fantastique en France et, simultanément, crier au scandale quand un Jean Rollin abordait à sa manière le film d’épouvante, voire de lui reprocher de ne pas utiliser les vieilles recettes mises en place par les studios Universal et la Hammer. Au demeurant, Jean Rollin était mieux qu’un second couteau. Il était un poète de l’image qui a eu le courage de prouver qu’on pouvait faire du cinéma autrement et abandonner les poncifs pour faire œuvre personnelle. Ce que l’on a reproché principalement au réalisateur est d’avoir adopté une démarche de cinéphile et d’esthète. On trouve chez lui une volonté de pur divertissement, tout en n’excluant jamais les références à la littérature et à la peinture et en faisant appel à l’intelligence du spectateur. De fait, plusieurs de ses longs métrages ressemblent à des collages, où déambulent des femmes joliment dévêtues, où se dressent des décors gothiques et où le goût de la citation est quasiment permanent.

    Travaillant sur des budgets minimes, avec des acteurs peu connus ou non professionnels, il suscitait dans ses mises en scène un climat très particulier, à la fois magique et fascinant pour qui s’y laisse prendre. Avec habileté, il usait de la pauvreté des moyens mis à sa disposition, de la multiplication systématique des temps morts, du soin apporté à la photographie et de la sélection de partitions mystérieuses variant entre musique expérimentale, free jazz ou pop. De « La vampire nue » à « La nuit des horloges », en passant par « Requiem pour un vampire », « La rose de fer », « Le frisson des vampires » et parmi beaucoup d’autres titres « La fiancée de Dracula », tous ses films se sont avéré des demi-échecs commerciaux, malgré de très belles idées et l’engouement d’une petite partie du public. Sincère jusqu’à la naïveté, Jean Rollin n’a jamais eu droit à la reconnaissance durant son vivant et il est injuste de vouer son œuvre à l’oubli. Exhumée en DVD, la majeure partie de ses travaux est à nouveau disponible, prouvant (si la chose est nécessaire !) que nul n’est prophète dans son pays. Daniel Bastié (rédacteur pour le compte des revues « Soundtrack », « Les fiches belges du cinéma », « Cinescope », etc.) vient de signer un essai qui rend hommage à l’homme et à ses longs métrages. L’occasion de se plonger dans des récits mis en scène avec brio et jamais vains.

    Daniel Bastié est l’auteur de nombreux ouvrages de fiction et de plusieurs essais sur le cinéma (Jess Franco, la célèbre firme britannique Hammer, Philippe Sarde, Georges Delerue, Michel Magne, François de Roubaix, etc.)

    Plus de renseignements via l’adresse info@grandangle.be

    Editions Grand Angle – 278 pages

    Adresse



    Horaires
    Du 20/02/2017
    au 24/02/2017

    De 00h.00 à 00h.00
    Tarifs
    0.00€
    pour tout le monde
    Transports en commun
    Tram : 81, 92, 94, 97
    Bus : 54
    Gare : Bruxelles Midi